Du dialogue inter-religieux

Publié le par Ali




Comment peut-on  construire un dialogue inter-religieux ?

C'est sans doute la question qui a taraudé ces éminents dignitaires musulmans et catholiques lors de leur première rencontre au Vatican, voici un mois à peu près.

Pareille rencontre, vous vous en doutez, n'a rien avoir avec un colloque de scientifiques.

En matière de Foi, la raison est absente et chacun, dans sa confession propre est persuadé d'être dans le vrai, bien plus que dans celle du voisin.

Il n'y a donc pas de discussion possible en matière de Foi.

Ce qui est impossible pour la Foi, peut l'être pour la religion.

On peut, entre tenants de diverses confessions, présenter sa Foi, trouver les points de concordance avec les autres qui permettront la connaissance de l'Autre et son acceptation.

Car le constat est sévère : on a peur de celui qui est différent et,  parce qu'on a peur, on ne veut pas le connaître, et en ne le connaissant pas on se fait de lui une idée souvent aux antipodes de la réalité et ainsi de suite jusqu'à l'irréparable...

Islam et christianisme sont incompatibles dans leur déclinaison théologique.

D'une part la croyance en un seul Dieu, « sans associés », et en la personne de Muhammad qui clôt l'ère des prophètes.

De l'autre, la croyance que Dieu s'est incarné en la personne de Jésus, lequel a deux natures, l'une pleinement divine, l'autre pleinement humaine, qui sont consubstantielles et dont l'agrégat est l'Esprit-Saint.

Malgré cette dichotomie radicale, plusieurs points de convergence ne doivent pas être négligés.

Les deux religions croient en un Dieu qui aime ses créatures, il est compatissant, amour et rédempteur.

Les personnes de Jésus, Marie sont honorées dans l'une comme dans l'autre religion.

Il en va de même des Prophètes de la Bible, d'Abraham à St Jean-le-Baptiste.

L'homme, chez l'une comme chez l'autre, est auréolé d'une diginité particulière. Il est, sans conteste, le sommet de la création et sa justification.

Dans l'Evangile, comme dans le Coran, la diversité de la Création divine est mentionnée : plusieurs demeures dans la maison du Père, nous apprend Jean, et le Coran, nous enseigne que la diversité de la création permet de nous connaître et que, de toutes façons, le jour du jugement dernier, Dieu tranchera entre nos différends.

Retenons donc : amour de Dieu dans la dignité et la liberté de l'homme.

L'homme, parce qu'il est homme et qu'au bout de son existence, Dieu, mieux que quiconque, le jugera, a le droit de croire ou de ne pas croire, de pratiquer la religion de son choix et de changer de religion.

Le respect de ces principes simples, allant de soi, peuvent être à eux seuls un ciment inter-religieux de première valeur.

En 2050, il y aura sept millards d'habitants sur la terre, dont cinq milliards de chrétiens et musulmans. Il va de soi que la coexistence entre ces deux confessions est un facteur de paix  incontournable.

Une conférence, comme celle du Vatican, est une étape vers cette coexistence.

Soyons réalistes. Les missionnaires chrétiens, durant l'époque coloniale, n'ont pas convertis grand monde dans l'espace musulman. De même, il paraît hautement improbable que demain, l'Europe ou l'Amérique du Nord abritent une majorité de musulmans convertis ou immigrés.

Dès lors, apprenons à nous connaître et à nous respecter. Sans arrière pensée de conversion, ou de joutes théologiques, mais dans le simple but de vivre en bon voisinage. En Europe, je l'ai à maintes reprises écrit, la pratique de l'islam se déclinera à l'européenne, dans le respect des coutumes et usages de ce continent. Cela se fait sans heurts en Afrique et en Asie, pourquoi pas ici ?

Evitons ces provocations inutiles que sont celles de « missionnaires » évangéliques mandatés par des églises américaines et qui, sans aucune connaissance de la mentalité et des mœurs des pays qu'ils veulent évangéliser, pratiquent leur apostolat à coup de dollars et de promesses de visas. Leurs agissements sont autant de provocations inutiles et maladroites qui aboutissent parfois à des débordements de violence dont il font, hélas, les frais.

La conférence du Vatican sera suivie d'autres. La prochaine aura lieu dans un pays musulman.

Mais qu'importent ces excellences ! c'est d'abord à la base, dans la personne de notre voisin le plus proche que nous devons pratiquer la tolérance et le respect de sa différence.

Afin que règne la paix à laquelle nous avons tous droit.

Inch'Allah !

 

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Le Rosier<br /> <br /> " Il y avait une fois un rosier,<br /> Les soins qu'il avait<br /> reçus permirent à ses<br /> racines de s'enfoncer<br /> profondément dans le sol.<br /> Ces racines étaient Abraham (PSL). <br /> Il était nécessaire de le tailler pour qu'il remplisse son rôle<br /> et ne retourne pas à l'état sauvage.<br /> Avec le temps, son tronc devint large et robuste. <br /> Ce tronc était Moïse (PSL).<br /> Un jour le bouton d'une rose exceptionnelle s'ouvrit.<br /> Ce bouton était Jésus (PSL).<br /> La fleur était Mohammad (PSL)."
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