Niqab: pourquoi elles se voilent

Publié le par Ali


niqab-burqa

 

Lundi, Yves Calvi a cru bon de faire une demi-émission sur le port de la niqab/burqa et de la nécessité de légiférer à ce sujet ou non. Faut croire que le sujet est porteur. Toujours est-il qu'il permet à des tas de gens, plus ou moins au faîte de la question, de pérorer et de se donner un air qui n'est, en définitive, que celui de leur fatuité.
En tête de ce casting de demi-instruits, Miss Fadela Amara, beurette de service dans le gouvernement Sarkozy, dont je n'ai pas saisi grand chose de l'abyssal babil. Idem pour Madame Badinter dont la vocation est de sauver les femmes et de faire leur bonheur selon ses propres codes et malgré elles. Abdennour Bidar est brillant, il n'a plus à nous le prouver, mais, bon Dieu de bon sang, qu'il ouvre les yeux et réalise une fois pour toutes que l'islam des Lumières dont il se fait le chantre ne se réalisera pas dans cette pseudo-république sarkozyste qui n'est que le repaire d'une bande de sans foi ni loi.

Le seul qui semblait y connaître quelque chose était ce jeune homme qui dirige l'observatoire des religions, le seul aussi à tenir, avec le représentant des musulmans, un discours cohérent, réaliste d'où toute option partisane est exclue. Il ne fut pas entendu tant Miss Amara accaparait caméras et micros pour nous débiter sa propagande sur l'air du « on fait tout pour que cela aille mieux dans les banlieues... » pendant que Madame Badinter nous déclinait « humanité » sous toutes les coutures.

Ce que peu ont compris, c'est que si certaines musulmanes se voilent la face, c'est que tout simplement, au-delà de ne pas vouloir être vues, elles ne veulent plus nous voir.

Elle ne veulent plus voir la société civile dans laquelle elles vivent.
C'est une réaction d'adolescent perturbé peut-être, mais elle doit être prise en compte.

Et si elles ne veulent plus voir, c'est qu'elles ont des raisons qui sont très évidentes et qui pourraient toutes êtres cataloguées, ce serait trop long pour ce modeste papier.
Soyez musulman, promenez-vous avec un patronyme arabe, tentez de trouver du travail, de vous intégrer dans des corps aussi « républicain » que la police, la gendarmerie ou l'armée. Vous m'en direz des nouvelles !
Soyez une femme croyante et farcissez-vous, sur votre lieu de travail par exemple, les blagues salaces, les lourdes allusions, les propositions crues, les remarques insultantes si vous refusez.
Sur les affiches, on trouve normal de dénuder des femmes pour vendre des cacahuètes, les rues sont encombrées de « boudins » en mini-jupes provocantes, les plages n'en parlons pas, mais ce qui fait scandale, c'est une femme voilée !

Il y a de quoi désespérer et se voiler, une fois pour toute, la face !

Car cette femme voilée nous renvoie à nos propres turpitudes !

C'est un erreur que de se la voiler, c'est pratiquer la politique de l'autruche, s'enfermer dans une galaxie; la réaction saine, naturelle et courageuse, c'est de prendre les armes et de combattre tout ce qui pollue cette société qui sue la haine de tout ce qui n'est pas conforme à son modèle.
Contester, ce n'est pas se cacher, c'est, au contraire, se dévoiler, accuser, frapper là où cela fait mal.

Le voile comme arme de combat ? Possible, mais tout juste au stade de la provocation.

A laquelle succombent tous les gogos qui n'attendent qu'une occasion pour casser du musulman.

Et dont profitent ces petits journalistes aux ordres et à l'obsession de l'audimat !

 


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