Haro sur Pie XII !

Publié le par Ali

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Au moment où  Benoît XVI l’élève à la dignité de “Vénérable”, des voix s’élèvent d’un peu partout pour ternir la réputation et l’honneur de ce pontife.

Ce monsieur Alain Duhamel s’est même fendu d’une de ces phrases stupides dont il a le secret: “dans la foulée (des béatifications) il ne devrait pas oublier Papon”

Mais que reproche-t-on à ce Pape ?

D’avoir préservé l’Eglise des épouvantables turbulences bolchéviques , fascistes et nazies. En négociant, en acceptant des compromis, en concluant en Italie, comme en Allemagne nazie, des concordats.

Le résultat le plus tangible fut l’Etat du Vatican, Etat souverain reconnu comme tel par toute la communauté internationale, ce qui donne à l’église catholique, aujourd’hui encore, un prestige et une influence hors pair.

Ce n’était pas joué d’avance. Mussollini ne souhaitait pas co-habiter avec un autre chef d’Etat, mais il a cèdé parce qu’il savait l’Italie profondément attachée à son église et que la confrontation brutale entre les catholiques et les fascistes eut été en sa défaveur.

Hitler, lui, a accepté le concordat car ce dernier signait la fin du parti politique des catholiques (regroupés en associations religieuses) et parce qu’il avait besoin du soutien de ces derniers dans son combat contre les bolchéviques athées.

Ce faisant, Pie XII a fait son boulot de Pape. Protéger ses ouailles. Ce n’était pas évident.

Monsieur Serge Klarsfeld, qui ne fait pas de cadeau en la matière, le reconnaît dans le JDD de ce dimanche.

Pie XII, quand il était légat du Pape Pie XI en Bavière avait vu sa légation envahie par des spartakistes bolchéviques qui l’avaient menacé et il n’avait dû son salut qu’à sa fuite. Ces évènements l’ont profondément marqué et, plus tard, quand il s’est agi de choisir entre la peste brune et le cholera rouge, il a fait le choix qui lui semblait le moins préjudiciable aux intérets catholiques.

“Il n’a pas dénoncé le génocide des juifs durant la guerre”, est le reproche qui lui est le plus souvent adressé.

Que devait-il faire ? Partir en guerre avec ses curés et ses moines pour toutes divisions ?

Il a agi dans l’ombre, comme le reconnaissent tous ceux qui sont objectifs dans ce débat. Préférant, en diplomate subtil qu’il était, les discussions en coulisses plutôt que les harangues publiques. Des dizaines de milliers de juifs lui doivent la vie. Il ne faut pas l’oublier.

Qu’on fait les autres ? Les Roosevelt et les Churchill qui, sur cette page atroce de notre histoire, en savaient autant, voire plus, que le pontife romain ?

Eux avaient des bombardiers, des soldats, des services d’espionnage. Ont-ils publiquement pris parti ? A-t-on entendu sur les ondes un de ces dirigeants condamner sans appel ce qui se passait dans les camps de concentration ? Nenni !

Staline avait expressément demandé à Churchill de ne pas bombarder le complexe industriel de Auschwitz-Treblinka où, réduits à l’état d’esclaves, des milliers de juifs se crevaient à la tâche. Voeu exaucé !

Que je sache, jamais personne n’a reproché à Churchill et Roosevelt leur silence…

L’Eglise, elle, s’était prononcée sur le racisme anti-sémite des nazis. C’était par l’encyclique “Mit brennender Sorge”(la première a avoir été rédigée en allemand), elle date de 1937 et est l’oeuvre de Pie XI. La condamation des thèses racistes nazies y est dénoncée sans équivoques. Que demander de plus ?

Les détracteurs de Pie XII poursuivent en fait un autre but: diviser le monde (encore) catholique, semer le doute dans les esprits et imposer leurs vues à l’ensemble des fidèles. Uniformiser les âmes, les formater, mais pas sur le modèle de Rome.

Plutôt sur celui de ceux qui à Washington, voient dans un certain “christianisme” une superstructure mentale propre à légitimer sans réserves leur système politico-économique.

Affaiblir l’aura de la religion catholique, c’est renforcer la domination anglo-saxonne.


 

 

 

 

 

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