Israël: pourquoi faire la paix, la guerre rapporte plus ?

Publié le par Ali

Pourquoi faire la paix alors que la guerre 
rapporte plus ?
Cynique, me direz-vous. Non, simplement sioniste...

antisionisme

 

 Israël, une machine de guerre

CAPJP0-EuroPalestine    

Extrait de la brochure "Le boycott d'Israël. Pourquoi? Comment" réalisée par CAPJP0-EuroPalestine, avec le concours de nombreuses associations. La campagne BDS: Comment s’y prendre? Avons-nous des chances d’être efficaces ? Comment réagir face aux pressions ? Des Palestiniens répondent. Des Israéliens répondent. Des artistes, des universitaires, des Sud-Africains répondent. La brochure est disponible pour 3 euros à la libraire Résistances à Paris ou via commande par mail à l'adresse info@europalestine.com .

 

Pourquoi ne vous en prenez-vous pas à la Chine ou à la Russie ? , entend-on souvent de la part d’interlocuteurs, qui pourraient tout aussi bien citer les Etats-Unis et l’Europe, quand on sait ce qui se passe en Afghanistan, en Irak, ou dans différents pays d’Afrique.

 

Outre le fait qu’Israël bat des records de longévité dans le domaine de l’occupation et de la dépossession d’un peuple, il est important de rappeler : 

- la responsabilité de nos pays dans la création de l’Etat d’Israël. Après avoir persécuté ou laissé percuter les Juifs, ils leur ont permis de s’installer sur une terre qui ne leur appartenait pas, et d’en chasser les habitants, qui n’étaient pour rien dans le génocide des Juifs 

  

- les relations privilégiées que nous entretenons avec Israël, au point de lui accorder les mêmes avantages qu’aux pays de l’Union européenne.

 

Une machine de guerre

 

Il faut également souligner qu’Israël, qui tourne le dos à toutes les propositions de paix, déstabilise l’ensemble du Moyen-Orient depuis des décennies. Fer de lance de la propagande sur le « choc des civilisations », Israël s’est fait, sous couvert de « lutte contre le terrorisme », le chantre de la guerre à outrance, non seulement contre les Palestiniens, mais également contre le Liban, la Syrie et actuellement l’Iran. Sans compter ses tentatives de déstabiliser la situation dans les pays d’Amérique Latine, qui refusent les diktats de l’Oncle Sam.

Naomi Klein  l’explique particulièrement bien, en disant que la Palestine est un « laboratoire pour un monde-forteresse » et qu’Israël est passé maître dans l’art de maintenir « une peur constante, qui créée une demande globale sans limite d’appareils pour observer, écouter, contenir et viser des « suspects ». « Les Palestiniens ne sont plus seulement des cibles. Ce sont des cobayes ».

 

« La Palestine est une sorte de hall d’exposition ouvert jour et nuit, un exemple vivant du savoir faire pour une sécurité relative au milieu d’une guerre perpétuelle. Israël a appris à faire d’une guerre sans fin un avantage de marque, et fait la promotion du déracinement, de l’occupation et de l’enfermement des Palestiniens, comme d’une expérience d’un demi-siècle dans la  ‘guerre globale contre le terrorisme’ »
 

  

«L’économie israélienne ne surchauffe pas à cause du chaos politique qui fait les gros titres des médias, mais grâce à lui. Cette phase de développement remonte au milieu des années 1990, quand Israël - l’économie la plus dépendante de la technologie dans le monde - était à l’avant-garde de la révolution informatique. Après l’explosion de la bulle internet en 2000, l’économie d’Israël fut dévastée, connaissant sa pire année depuis 1953. Puis arriva le 11 septembre, et soudainement de nouvelles perspectives de profit apparurent pour toutes les compagnies prétendant qu’elles pouvaient localiser des terroristes dans les foules, rendre des frontières imperméables aux attaques, et extraire des aveux de prisonniers muets. Et la raison de la super-croissance d’Israël, c’est que ces compagnies s’activent à exporter ce modèle dans le monde.».

 

« On néglige l’énorme business d’exportation en pleine expansion. Israël envoie actuellement 1,2 milliard de dollars de produits de ‘défense’ aux USA, comparés à seulement 270 millions en 1999. En 2006, Israël a exporté 3,4 milliards de dollars de produits de ‘défense’, plus encore que ce qu’il a reçu des Etats-Unis au titre de l’aide militaire. Ceci fait d’Israël le 4eme marchand d’armes du monde, dépassant la Grande Bretagne.

 

 

Une grande part de cette croissance a été dans le secteur dit de ‘sécurité intérieure’. Avant le 11 septembre, la sécurité intérieure existait à peine en tant qu’industrie. A la fin de cette année, les exportations israéliennes du secteur atteindront 1,2 milliard de dollars, en augmentation de 20%. Les produits et service phares sont les barrières high-tech, les drones, les cartes d’identité biométriques et les systèmes d’interrogatoire des prisonniers - précisément des moyens et technologies qu’Israël a utilisés pour verrouiller les territoires palestiniens occupés.  
 

Trente compagnies de sécurité intérieure ont été lancées en Israël rien que ces six derniers mois, grâce en grande partie à de généreuses subventions du gouvernement, qui ont transformé l’armée israélienne et les universités du pays en incubateurs pour les start-up de sécurité et d’armement.

La firme israélienne Suspect Detection Systems (SDS) a ainsi présenté au Salon du Bourget «  Cogito1002 », un ‘kiosque de sécurité’ qui demande aux voyageurs aériens de répondre à une série de questions générées par ordinateur, ajustées selon le pays d’origine, tandis qu’ils mettent leur main sur un senseur « biofeedback ». L’appareil lit les réactions corporelles aux questions et certaines réactions indiquent que le passager est « suspect ». 

Comme des centaines d’autres start-up israéliennes, SDS se vante d’avoir été fondée par des anciens de la police secrète israélienne, et claironne que ses produits ont été testés sur les Palestiniens. Non seulement la compagnie a testé ses terminaux biofeedback à un check-point de Cisjordanie, mais elle proclame que « le concept est soutenu et renforcé par la connaissance acquise et assimilée à partir de l’analyse de milliers de cas en relation avec les kamikazes en Israël. »

Une autre star du salon du Bourget a été Elbit, un géant de la défense israélienne, qui exhibe ses avions sans pilote Hermes 450 et 900. 

Une fois testés dans les territoires occupés, ils sont exportés : l’Hermes a déjà été utilisé à la frontière Arizona-Mexique, les terminaux Cogito1002 sont expertisés dans un aéroport étatsunien ; Elbit, une des compagnies impliquée dans la « barrière de sécurité » israélienne, (et punie par la Norvège à ce titre), est en partenariat avec Boeing pour construire la barrière frontalière « virtuelle » de 2,5 milliards de dollars du Department of Homeland Security, autour des Etats-Unis.

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2674:israel-une-machine-de-guerre&catid=6:articles&Itemid=11

 

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