La Gôche et la Libye humanitaire

Publié le par Le blog des amis d'Ali

La Gôche et la Libye humanitaire

À l’appel de l’affairiste Bernard Botul Levy, l’ Ex-France s’en est allée en guerre contre la Libye avec l’alibi humanitaire.
Six jours déjà. Et les bombes pleuvent sur les malheureux libyens comme la grêle, mettant les tripes à l’air à Tripoli ainsi qu’à Benghazi, Zouara et Misrata.
Déjà on ne dénombre plus les civils tués, hommes, femmes et enfants, cibles des « frappes ciblées ».
Qu’elles soient « chirurgicales », « humanitaires », merci, on a déjà donné : n’en jetez plus, même avec la sophistication électronique la boucherie reste la boucherie, sinon qu’elle est encore plus lâche.

L’indice d’hémoglobine dans le pétrole Libyen, réputé pour sa qualité, s’étend tragiquement et va accroître d’autant les dividendes juteux.
Parce que, bien sur, loin des pétitions humanitaires, l’enjeu pour l’impérialisme est de saisir directement dans ses pattes graisseuses les hydrocarbures libyens.
Mais pas seulement et pas fondamentalement.
Que veut réellement l’Empire ?
- Rétabir « l’ordre », en installant une base militaire entre Tunisie et Égypte, devenues trop peu sures
- Verrouiller le dispositif Africom (commandement unifié destiné à coordonner toutes les activités militaires d’un futur débarquement des forces US sur ce continent.)
- Infliger une leçon de chose militaire à tous les peuples du monde qui loucheraient vers leurs frères Égyptiens et Tunisiens, y compris ceux d’Europe qui refusent privatisations et destruction de la souveraineté nationale, imposées par le FMI.
- Sonner l’hallali pour la prochaine collecte d’organes palestiniens, tous chauds, à Gaza.

Les agresseurs coalisés ont baptisé leur intervention philanthropique du gentil petit nom très hellénique et très auroral, d‘"Aube d’une Odyssée ".
Humour typique, n’est ce pas ?
- Qui indique aux peuples transis de haine et d’effroi qu’il s’agit du début d’un long, long, périple, et à travers beaucoup, beaucoup d’autres pays.
- Qui brouille les pistes, LA piste, et s’inscrit dans le fumeux conflit de civilisation : Civilisation hélléno-chrétienne contre Barbarie Mumuzz.

Normalement, dans un monde ordonné, contre ce déchainement de bestialité fasciste, dans toute sa crudité primordiale, et son acception classique sentimentale, les voix autorisées des partis antifas institutionnels devraient tonner contre !
Tendons un peu l’oreille :
- Le parti socialiste, par la voix de sa Première, au contraire, « se réjouit »et estime que « la France est à sa bonne place ».
- Le sénateur Mélenchon lui non plus n’a pas finassé :
« Ma position est constante : je suis partisan d’un ordre international garanti par l’ONU. (…) On parle d’un « état de guerre avec la Libye ». Il n’y a pas de guerre avec la Libye. (…) J’approuve donc le mandat de l’ONU. (…) J’ai voté la résolution du Parlement européen en accord avec la direction du PCF et de la Gauche unitaire, en accord avec mon collègue eurodéputé communiste Patrick Le Hyaric. »
- Comment jugez-vous l’attitude de Nicolas Sarkozy dans le dossier libyen ?
« La politique menée est conforme à l’intérêt de la France.  »

Ainsi le Sénateur rejoint la cohorte des suppôts du Consistoire : les Bruckner, Cohn-Bendit, Enthoven, Glucksmann, Romain Goupil, Nicole Guedj, Gilles Hertzog, Bernard Kouchner, Henri Lévy, Claude Lanzmann, Olivier Rolin, Olivier Rubinstein, Antoine Sfeir, Jane Birkin etc,. qui vociféraient depuis de semaines, réclamant des bagatelles militaires pour un massacre en Libye.

- Quant au NPA, il s’est beaucoup agité ces derniers temps.
Le 9 mars, il appelait à « une intervention solidaire de l’Union Européenne en méditerranée.  » « Nous en appelons solennellement à tous les gouvernements européens, aux instances de l’Union européenne, pour que soient prises les mesures qui s’imposent d’urgence. »
Le 18 mars il appelle à un rassemblement de soutien aux maffiosi de l’opposition au sanglant Kadafhi, rebaptisés pour la circonstance en « le peuple libyen. » « Mobilisons nous dans l’urgence. Les gouvernements du monde (…) hésitent, tergiversent, font mine de s’entendre sur une événtuelle résolution du Conseil de Sécurité. »
Les Zanticapitalistes qui font pression sur les gouvernements du Capital et sur le conseil de sécurité otanesque, sommés de cesser sur le champ ( de bataille) leurs "tergiversations" et de taper vite et dur ! Étonnant non ?
Manque de pot, après le début des vrais frappes, autres qu’en l’air, les aériennes petites frappes du Joufflu, sous la pression, vont rabattre leurs petites ailes, et pondront dans leur journal de bord "Tout est à nous" (sic) : « L’intervention militaire n’est pas une solution, et le NPA met en garde contre une nouvelle escalade militaire. »
Que voulaient ils, au juste, ces alter-Tartuffe, de la part du conseil de sécurité ? « Dîtes leur avec des fleurs ? »
Tout ces gens là, canailles au langage obséquieux ou à double langage, préfèrent battre le Fâchismassassin dans les zurnes, dimanche prochain, par une alliance de Fer avec les massacreurs impérialistes. Préludant à l’Union Sacrée pour élire triomphalement le Directeur du FMI.

Pour la France le coût estimé de cette guerre, car il s’agit bien d’une guerre, se monte d’ores et déjà à plus de 500 millions d’euros : soit les 16 000 postes d’enseignants supprimés en 2011.
Et ce n’est qu’un début, cependant que nous sommes invités à nous serrer chaque jour davantage la ceinture pour gorger les coffres de milliards couverts de sang.
Mais l’homme ne vit pas que de pain.
Hier, on disait du Blair qu’il était le caniche de Bush. Mais enfin la perfide Albion restait dans son jeu héréditaire.
Avide de caresses le Sarkozy lui a ravi la place : il est désormais le bichon d’Obama.
Pour la France c’est déchoir. Sa diplomatie, son armée, ne sont plus que des caniveaux pour les déjections d’un bichon. .
« Le despotisme d’un génie est plus supportable que le despotisme d’un imbécile. C’est ainsi que l’ouvrier anglais peut encore se targuer d’une certaine fierté nationale vis-à-vis de l’ouvrier allemand, car le maître qui le bâillonne, bâillonne le monde entier, tandis que le maître de l’ouvrier allemand, le bourgeois allemand, est le valet du monde entier et rien n’est plus funeste, plus humiliant que d’être le valet d’un valet.  » [1]
Toute ressemblance avec la condition du travailleur dans l’actuelle Hexagonie, avec son Prézydent valet et son gouvernement fantoche ne serait que pure coïncidence.


Félix Niesche

Notes

[1] Karl Marx .Neue Rheinische Zeitung 5 janvier 1849.

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-Goche-et-la-Libye-humanitaire-5946.html

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